Il y a trois jours avec Greg nous avons achete le reste de materiel de snowboard dont nous avions besoin pour avoir notre equipement au complet et pouvoir au plus vite aller sur les pistes enneigees avant que le soleil n’ai tout grignote.

Voila donc qu’aujourd’hui je profite d’une belle journee ensoleillee pour aller essayer mon nouveau materiel sur la montagne la plus proche, Grouse Moutain, a seulement 45 minutes du Coeur de Vancouver.

Greg travaille aujourd’hui et je pars donc en eclaireur decouvrir ce spot. Le truc super genial c’est d’etre en ville et de se promener avec sa planche sous le bras, cependant comme j‘avais entrepris d’aller a pied jusqu’au Waterfront (et oui il faut prendre le bateau pour aller a la montagne, c’et genial) je me suis retrouve a transpirer comme un boeuf et a avoir mes mollets qui me grattent a cause des frictions insaissantes avec mes chaussettes.

J’arrive donc dans un etat lamentable au quai (tout debraye et en train de me grater les mollets comme un isterique) et je me prends un billet (2,5$) pour le bateau (le bateau comme le bus et le metro dispose d’une logistique commune qui fait que vous pouvez prendre ces trois moyens de transport combines pour un meme trajet, avec le meme billet, ensuite vous payez plus ou moins cher suivant le nombre de zone que vous parcourez, comme a Paris pour le RER).

Je prends donc mon ticket ( qui au passage m’aurait permis de prendre directement un bus pour venir jusqu’ici au lieu de me la raconter avec ma planche sous le bras a traverser tout Vancouver) et je me rends rends compte que e n’ai pas pris le bon pisque le bateau est tarrife obligatoirement pour 2 zones et me voila bon pour faire une croix sur mon premier billet non remboursable et a en prendre un deuxieme ( 3,75$).

La journee commence donc tres bien mais je suis tellement content de faire un tour de bateau et impatient d’etre sur les pistes que je ne prete pas attention a ces petits aleas de la vie (je pars en eclaireur je vous rappelle, tel un pionnier prêt a gravir les monts (noter cette petite phrase qui prendra tout son sens plus tard)).

Alors que j’arrive sur l’autre berge pour prendre un autre bus, le temps commence a se couvrir serieusement.

Au bout de 20 minutes de trajet j’arrive a la telecabine et je me deleste au passage de 38$ pour pouvoir y acceder.

La montee est rapide (10 minutes) et arrive au sommet on y voit goutte tellement le temps est degueulasse avec en plus de la bonne chute de neige: ce n’est pas trop grave je suis bien couvert et je suis content de voir de la neige.

Je ne connais pas du tout le domaine et je suis deux personnes qui etaient devant moi (enfin j’essaie, vu qu’a plus de 4 metres on ne voit plus rien!).

Je fais donc une petite piste sympathique entre les sapins et arrive a un telesiege ou il y a du monde et je fais la queue pour le prendre.

On entend au loin l’orage et le temps est maintenant vraiment infernal, j’ai bien ferme son manteau jusqu’au kiki.

Alors que tout le monde pense au chocolat chaud qu’il va s’envoyer au restaurant d’altitude en haut du telesiege, celui ci s’arrete et on nous informe qu’il y a un probleme mecanique et que la reparation va durer au moins 25 minutes.

Je ne sais pas si il y a quelqu’un qui ecrit les scenaris de mes journees mais parfois j’aimerais le remercier personnellement de la facon sarcastique qu’il a de les paufiner. J’etais prêt a attendre mais j’ai vite finis par commencer a avoir froid et j’ai finalement suivi la transhumance car tout le monde s’est mis a remonter la piste a pied.

Je me suis donc retrouve a marcher au milieu de nul part, pour aller je ne sais ou (puisque je ne connais pas le domaine donc je ne sais pas combine de temps je vais marcher) a transpirer a grosse goutte, pied et main gelees sous des rafales de neige et le tonnerre qui gronde: s’il y a une fin du monde, j’ai le teaser.

Apres 40 minutes de marche forcee je me cale finalement dans le restaurant d’altitude et m’apprete a bouffer comme un goret, au coin du feu.

Je passé effectivement plus d’une heure a m’empiffrer et boire des sots de chocolats chauds quand au moment de partir, depite par le temps infecte, je vois a travers la baie vitree du restaurant quelques petites lumieres se dessiner au loin.

En l’espace de quelques minutes tout le voile nuageux s’est dissipe et, alors que je pensais qu’il faisait nuit bien qu’il ne soit que 17H, le soleil est revenu sur la ligne d’horizon.

Je suis sorti au galop et j’ai pu admirer une vue incroyable sur Vancouver, ses buildings illumines de mille feux, un ciel irradie de couleurs pastels: c’etait incroyable. J’ai finalement pu profiter un peu du domaine et me rendre compte qu’il y avait seulement 4 a 5 pistes mais qu’il y avait un snowpark digne des plus grosses stations francaises.

Le froid a quand meme eu raison de moi et je suis rentre sans pouvoir profiter reellement des piste eclairees la nuit.

Mon retour fut plus paisible et je me suis endormis dans le bus convaincu que cette journee n’avait vraiment rien eu d’ordinaire et qu’elle m’avait reserve la plus belle des surprise: la plus belle des vue que j’avais eu de Vancouver.

Finalement ce scenario etait tres bien ecrit…