C’est parti je m’élance vers ce qui doit être un futur chez moi et rencontre Nick dans un son appart’ au sein d’un petit quartier résidentiel très calme.

L’appart en lui-même est tout petit, bas sous plafond (1m80), pas de lumière naturelle, on entend les 2 petites filles de la famille du dessus qui doivent, je pense, fabriquer une maison de poupées avec un Fenwick à l’échelle 1.

Nick m’apprend qu’en plus du prix que je trouvais déjà assez cher pour l’idée du bel endroit que je m’en faisais (ce qui n’était déjà plus le cas), il fallait rajouter 50 dollars pour Internet et je ne sais pas quel autre truc.

Je lui ai dit que je lui donnerais ma réponse ce soir après l’autre visite de collocation que je devais faire, cependant ma réponse était déjà prise.

Je reprends donc le bus pour retourner dans la Downtown et je découvre que le Canada est vraiment en avance sur le traitement du handicap : alors qu’une femme avec sa poussette voulait entrer dans le bus, le chauffeur a ajusté à l’aide de vérins hydrauliques la hauteur du bus pour être pile à niveau et ça ne s’arrête pas là puisque ensuite la femme en question à rabattu juste à côté de moi 3 sièges qui étaient en fait des strapontins, pour caler la poussette le long de la parois, juste en face d’elle.

Je n’en revenait pas de la modularité de leurs bus qui de plus sont tous électriques ! Mon « magic bus » me dépose donc en centre ville et je pars rejoindre mon deuxième rendez vous qui déjà sur les photos m’emballait beaucoup plus.

Cette fois c’est Stefan, un Allemand, qui me reçoit et là, une fois entré dans l’appart’, j’ai des étoiles dans les yeux : grande chambre pour moi, cuisine sympa, living room avec une hauteur sous plafond s’approchant de 4m et le clou du spectacle un balcon immense avec barbecue, micro piscine à gamins pour mettre les bières au frais (au dire d’un des collocs) et une vue incroyable sur le Downtown de Vancouver.

Je n’ai jamais aussi bien parlé anglais que lors de notre entretien et après 45 minutes de « qu’est ce que tu fais dans la vie ? Pourquoi t’es blond ? Quel est le premier homme à avoir marché sur mon pied ? Tu aimes le chiffre 7 ? » ils me promettent de me donner une réponse dans les deux jours, période pendant laquelle ils vont voir encore 7 ou 8 personnes : la loterie est ouverte, mais bon quand je vois combien de chance j’avais de venir au monde, là à côté c’est du gâteau (optimisme quand tu nous tiens).

Me voici de retour dans mon petit hôtel, seul encore et je m’endors en me demandant ce que fout pendant toute la nuit Hike, mon mollosse de voisin de chambrée que je ne vois arriver que le matin : Gigolo, tueur à gages, dresseur d’ours, qui sait …