Ma nouvelle demeure… j’ai changé d’hôtel pour l’hôtel le moins cher de Vancouver (hormis dans Chinatown où Jason, le colocataire de Greg chez qui j’étais hier pour son anniversaire, qui ceci dit au passage est une crème, me disait qu’il y avait des chambres à 3 dollars la nuit sur des lits superposés à 9 étages (je pense le tenter un de ces quatre)). Moi ma chambre me coûte 18 dollars (environ 14 euros) et c’est déjà de la belle cage à lapin. C’est donc une magnifique petite bicoque fait essentiellement de papiers (je parle des murs) et d’une peinture avec une très belle patine naturelle.

Je devais avoir deux nouveaux voisins (3 lits dans la chambre) mais j’ai finalement passé la nuit tout seul ce qui m’a permis d’écraser du pieu jusqu’à 11h, le pied.

Les blocs chiotte-douche sont également à la hauteur, une grande hygiène quand on passe le dernier (c’est ça de faire la grasse mat’) mais j’ai pu me faire un bel échantillonnage pubien qui m’a amusé ensuite quand j’ai essayé de savoir quel poil était à qui lorsque je croisait les gens dans le couloir : j’ai pas trouvé pour tout le monde !

De retour dans la chambre je tombe sur un de mes compagnon de fortune : Hike. Hike est un immense meuble ébène de Norvège qui vient de Toronto et qui a une voix ténébreuse à faire taire les chaleurs d’un félin.

Nous n’avons pas pu parlait longtemps car il était juste en serviette de bain et il s’apprêter à aller prendre sa douche (je n’ai donc pas un de ces poils, par élimination) et j’eut juste le temps de lui souhaiter « bon courage » ce qui le fit rire et entraîna une chute de la vieille peinture du plafond.

Dans la suite logique de mon programme après réveil-douche-caca-(ou l’inverse c’est mieux)- viens le temps de « aller à la bibliothèque pour choper internet ».

Je vous la fait courte j’ai mes premières réponses de rendez vous pour une colloc’, je deviens toute folle et court à mon premier rendez vous qui est à 17H.

Etant, d’après mon ordinateur, 15H30 je me magne la rondelle et décide de prendre le bus pour la première fois et découvre que le plan parisien est d’une simplicité enfantine à côté de celui là.

Même les locaux ne peuvent pas m’aider et c’est le chauffeur d’un autre bus qui me renseigne ; je pense arriver en retard.

J’arrive donc pile à l’heure mais une heure trop tôt puisque finalement mon ordinateur, en plus d’être une absolue merde pour accéder à Internet et me planter le système toutes les deux secondes, me file pas la bonne heure : un feu de joie géant se prépare !

Me voici donc à me caler dans un Starbucks à attendre et oh ! Joie que de me faire service par une ravissante damoiselle qui ne comprend pas mon « one chocolate please » mais j’adore ça et en plus ça l’a fait sourire, c’est toujours ça de gagné. J’attends donc mon rendez vous de collocation un grand chocolat chantilly à la main, un morceau de cake banane et pépite chocolat et quelques regards échangés en direction du comptoir, avec le sourire béat du Frenchie crétin.