La gueule enfarinée par une nuit d’à peu près 52 minutes, je saute de mon lit et me prépare: aujourd’hui au menu 8.000 kms pour rejoindre Vancouver via Montréal où il fait -4, autant vous dire que je m’envoie un grand chocolat avec supplément sucre, tartine et confiote.

Alors que mon acolyte a du mal à lâcher Morphée, je l’aide à « coup de latte » à se jeter dans le bac à flotte, la prochaine douche étant dans un petit bout de temps : 12h d’avion ça vous salit un petit homme. 5h30 sonne le glas du départ de Thoiry (là où habitent Greg et ses parents et où j’ai pris racine depuis la fin de l’école, fin mai).

Alors que la France envisage dans un futur proche de se lever pour aller au turbin, nous voilà tout hagard et content de traverser une dernière fois Paris, direction l’aéroport de Roissy. Nous arrivons donc avec les 3h d’avance prescrites pour un voyage international et quelle joie d’apprendre à 6h20 que votre avion aura 1h30 de retard : youpi. La fatigue et la situation ne nous ont pas miné et bien au contraire, Greg et moi avons pris notre condition à la rigolade.

Après un chocolat croissant bien mérité, nous nous empressons d’aller acheter quelques ouvrages littéraires (pour moi ce sera un playboy rose fluo). Je vous fais grâce des heures d’attente où il ne se passe finalement pas grand-chose (on a joué avec un pèse valise, on a était tuyauté par une bonne femme du personnel de Roissy sur « comment faire passer des liquides (ils sont interdits en cabine) sans que ça se voit à la douane (vive la France !).

Nous voici donc en train de finir de passer la douane quand soudain le génie inné de Greg lui rappel qu’il a un peu froid, ce qui l’étonne puisqu’il a un manteau…………..avait ! Le bougre l’a oublié à côté du pèse valise, en aval du poste de douane, le fameux qu’on ne peut plus repasser une fois franchi. Me voici donc assis au calme, ni trop chaud, ni trop froid, en train de voir Greg en action à courir tantôt à gauche, tantôt à droite, à parlementer avec l’ensemble du personnel des différents points de contrôle de douane pour voir si une brêche semblait se dessiner à l’horizon. Il chût, mais se releva sans faillir et à force de combats loyaux et de diplomaties vaillantes il revint glorieux, son trophée à la main et quelques suées bien venues avant ce long trajet.

Tout ce divertissement ne nous mis donc pas en avance pour rejoindre notre porte d’embarquement et c’est d’un pas rapide que nous arrivâmes dans ce bel oiseau métallique où nous attendaient déjà quelques nouveaux jouets multimédias qui nous feraient rapidement oublier notre condition de voyageur intercontinental. Le voyage se passe de commentaire, les photos aideront à illustrer et toutefois le voyage fût agréable.

Notre escale à Montréal se devait d’être courte avec les horaires initiaux de notre avion cependant la nouvelle donne nous offrit d’attendre 4h30. Heureusement on s’est acheter un beau ballon bob l’éponge qui nous a occupé un petit moment et ce nouveau compagnon sympathique provoqua des sourires chez les canadiens.

Quel dommage qu’Air Canada ne soit pas aussi friendly puisqu’on me le confisqua arrivé en cabine du deuxième avion, me faisant croire qu’on me le rendrait arrivé à Vancouver : mensonge on me signala qu’il était resté à Montréal, je hais les hôtesses de l’air, encore plus les vieilles et moches.

Nous voilà donc arrivés à Vancouver après un deuxième voyage horrible : pas d’écran de télé, pas de bouffe, un verre d’eau jeté à la gueule et un voisin de derrière qui, je pense, devait parler au mégaphone à sa voisine et cela pendant tout le trajet.

C’est oublié, oh joie de voir la terre promise. On se fait appeler un taxi (que voulez vous) qui était conduit par un indien (le point pas la plume) avec un gros turban sur la tête, super. Arrivés à l’hôtel où se trouve notre contact français, Fanny, nous nous installons en vitesse et partons la rejoindre avec tous ses amis locaux et découvrons les joies des soirées de Vancouver.

Toujours est il que l’on passa une très bonne soirée! A suivre…..